
À l’occasion de ses dix ans, Tënk est parti à la rencontre de son public !
Une tournée anniversaire en France et en Belgique : cinq soirées uniques pour explorer les enjeux du monde d’aujourd’hui à travers le cinéma documentaire, des rencontres et la fête.
Après Marseille, Rennes, Lussas et Bruxelles, la tournée s’achève à Paris.
Pour clore cet anniversaire, Tënk s’associe à Périphérie, dans le cadre des Rencontres du cinéma documentaire et à La Marbrerie pour une soirée qui repense les enjeux coloniaux. Dans une ville longtemps traversée par les luttes intellectuelles et décoloniales, il s’agit de comprendre comment ces rapports de domination perdurent, et ce que le cinéma peut faire pour y résister.
20h00 I Projections de trois courts métrages
21h00 I Echange avec Malcom Ferdinand, chercheur au CNRS
Ouverture de la billetterie le 18 novembre 2026
23h00 I DJ SETS
Ouverture de la billetterie le
Cinéma Le Méliès
Nii Kwate Owoo I 17′ I Ghana
1970
Un couple parcourt allègrement les réserves du département d’Art africain du British Museum, sort de leurs caisses des trésors enfouis, offre à la lumière des statues et des masques oubliés. En voix off, le réalisateur Nii Kwate Owoo dénonce le colonialisme qui a permis le vol de ces oeuvres. Nous sommes en 1970 et déjà, avec force, il réclame une restitution qui, plus de 50 ans plus tard, après des années de batailles juridiques, n’est encore que très rarement mise en acte.

Florence Lazar I 33′ I France
2019
125 hectares, c’est la superficie du terrain occupé illicitement depuis 1983 par un collectif d’agriculteur·rices au Morne-Rouge, dans le nord de la Martinique. C’est également l’espace cinématographique qui accueille la générosité de parole de Véronique Montjean, membre fondatrice de ce collectif. Ces 30 minutes de paroles d’un seul tenant, d’un seul souffle, où l’agricultrice, tout en travaillant dans son champ de dachines, rappelle le projet qu’ils et elles portent à bout de bras, luttant contre les stigmates de l’esclavage, l’abandon des cultures vivrières, la pollution des sols et des rivières à la chlordécone.


Naomi Toth I 23′ I France
2026
Des voix s’élèvent de l’Atlantique pour raconter une histoire irracontable. En 1781, plus de 130 Africains périssent quand, face à une pénurie d’eau fraîche à bord, les marins du navire d’esclavage Zong les jettent par-dessus bord. Les esclavagistes demandent ensuite une compensation auprès de leur compagnie d’assurance pour perte de biens. Celle-ci refuse de payer. Un procès est intenté. Deux siècles plus tard, la poétesse NourbeSe Philip reprend la décision de justice, car elle est convaincue que les voix des noyés sont enfermées dans ce texte. Elle en découpe les lignes, les phrases et les mots pour transformer les mots de la justice coloniale en élégie, sanglot, cri et chant, tandis que l’Atlantique devient un lieu hanté, un site de mémoire.
Chercheur au CNRS, il étudie les interactions entre décolonisation et problématiques environnementales.

Dans ses essais intitulés Une écologie décoloniale et S’aimer la Terre : défaire l’habiter colonial, deux essais publiés au Seuil, le chercheur en science politique démontre la nécessité absolue pour les luttes d’être liées : sociales et féministes, écologiques et décoloniales afin de réconcilier humains et non humains et composer ce « navire-monde », exact opposé du régime du bateau négrier sur lequel s’est construite une prospérité prédatrice, mortifère et désormais, non seulement condamnable, mais condamnée.
La Marbrerie
23h00 – 01h00
Amapiano, shatta, dancehall, bouyon, drum & bass, UK garage, hip-hop et R&B

Portant des origines de la République du Congo et de la Martinique, elle intègre des sonorités comme la rumba congolaise et les basses caribéennes pour créer des ponts percussifs entre l’Afrique, les Caraïbes et la culture club.
Crédit photo : Antinea Esteban studio
01h00 – 03h00
DJ, programmatrice musicale, artiste sonore, réalisatrice et chroniqueuse radio (Nova Club).

La musique de Paloma Colombe sʼarticule autour du rythme. Une matière profondément percussive, construite sur la polyrythmie, la tension et lʼimpact physique du son. Son univers se déploie dans une club music hybride où les textures bass, les structures techno et les pulsations organiques se croisent pour créer une énergie directe, presque viscérale.
Ses sets avancent comme des récits. Ils installent une tension, ouvrent des espaces, puis laissent les corps trouver leur propre mouvement. Chez elle, le dancefloor devient un lieu dʼexpression collective, un terrain où la musique circule librement et où lʼécoute se mêle au lâcher-prise.
Crédit photo : Ginane Chaaban
Cinéma le Méliès
Tarif unique 4 €
La Marbrerie
9€ – Prévente
12€ – Regular
15 € – Sur place
Pour toute demande d’information, merci de nous contacter au :
04 75 94 57 10
Informations pratiques
| En continuité de l’événement à Paris, retrouvez, dès octobre sur la plateforme, la programmation « Tuer encore Magellan ?» qui décolonise les regards et lie les luttes sociales, féministes, écologiques et décoloniales à travers le cinéma documentaire. |