
La programmation de Tënk repose sur la participation et l’implication de programmateur·rices venant du réseau du documentaire de création. Ces passionné·es parcourent les festivals et leurs filmothèques personnelles pour proposer aux abonné·es de Tënk les films qui les ont marqué·es.
Composé d’une quinzaine de personnes, ce collectif se renouvelle en partie chaque année en accueillant 4 à 5 nouveaux membres.
Animé par Éva Tourrent, responsable de la programmation, il·elles se réunissent plusieurs fois par an pour travailler ensemble, mettre les films en commun, débattre et croiser les idées.

Mathilde Rouxel
Mathilde est chercheuse en histoire du cinéma et programmatrice spécialiste des cinémas des pays arabes. Convaincue que les formes de lutte portée par les autres inspirent nos propres luttes, elle s’intéresse particulièrement au cinéma politique et aux productions indépendantes, tout en travaillant à la réémergence d’images de patrimoine des pays arabes à travers l’Association Jocelyne Saab et l’Archive Circulation Initiative qu’elle a cofondées.
Elle est également enseignante à l’Université Lille 3, directrice artistique du Festival Aflam à Marseille et du Festival du film franco-arabe de Noisy-le-Sec.

Margot Mecca
Margot est programmatrice, productrice et chercheuse. Italienne, basée à Barcelone, passionnée par le cinéma de non-fiction et d’essai, elle aime les films qui cherchent leur propre langage et prennent des risques, qui surprennent le public et jouent avec les formes, les codes et les genres.
Elle a été chercheuse au département de communication de l’Universitat Pompeu Fabra, où elle a mené des recherches en anthropologie visuelle et produit trois films documentaires nés de la collaboration entre la recherche ethnographique et le cinéma. Elle travaille dans plusieurs festivals européens : Festival dei Popoli (Florence), Majordocs (Majorque, Espagne), Visions du Réel (Suisse), FID Marseille (France), La Inesperada (Espagne). Elle co-dirige la section FEST du +RAIN Film Festival, un festival nouvellement créé à Barcelone dédié à la création, à l’expérimentation et à la recherche avec l’IA générative.
Photo © Ilaria Costanzo

À bientôt j’espère
Depuis 2012, du fond des vallées iséroises jusqu’à 2169 mètres d’altitude, À bientôt j’espère transforme des salles polyvalentes, des centres sociaux, des campings ou des refuges en salles de cinéma éphémères. S’inspirant du cinéma forain, l’association s’installe là où les gens vivent, s’aiment, travaillent, en donnant une grande place à la scénographie de la projection et aux échanges.
En prenant soin des participant·es, en multipliant les dispositifs inventés, À bientôt j’espère propose aux spectateurs et spectatrices d’oser découvrir des films documentaires qu’ils et elles n’auraient pas pensé voir, de prendre le risque de vivre des expériences modificatrices…
Et À bientôt j’espère, ce sont deux personnes : Cyril Hugonnet et Loïc Cloez.

Barberine Feinberg
Barberine a travaillé pendant plus de vingt ans comme directrice de production au sein de l’unité cinéma du CNRS. Parallèlement, elle intervenait occasionnellement comme preneuse de son, coordonnait des formations au cinéma à destination des chercheur·es, et collaborait à la programmation des Rencontres Image & Science. Elle est ensuite devenue déléguée artistique du Festival international Jean Rouch, organisé par le Comité du film ethnographique, qu’elle a accompagné pendant quinze ans. Aujourd’hui, elle continue de s’impliquer dans ce projet, notamment en tant que membre du comité de programmation des sections compétitives et pour la programmation sonore.